Étape à L’apostrophe, scène nationale

Place des Arts - 95027 Cergy-Pontoise

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22 mai / De Porte-à-porte aux Portes

Ce soir, après les séances de travail du mois d’octobre et ses interventions dans le cadre du projet TransOral Express, Abbi présente Les Portes au public de L’apostrophe. On arrive au théâtre et, dans le hall qui jouxte la salle de spectacles, on découvre, accrochées aux murs... des portes. Certes, pas des portes grandeur nature, mais des portes tout de même. On en ouvre une, puis une autre. À chaque fois, là, derrière, une photo, ou plutôt des photos, qui composent une seule image, un portrait : un homme, une femme, un couple, devant une porte. Qui sont donc ces gens ? Au dos de chaque panneau mobile, un texte. Ces gens racontent, on comprend qu’ils sont devant leur porte. Ils racontent une anecdote en lien avec cette porte. Ils ne posent pas, ils ont l’air de bouger, de parler. Et puis, quelque part dans le hall : Porte-à-porte, exposition de Loïc Loeiz Hamon. Alors on s’interroge : quel lien ces portes ont-elles avec Les Portes d’Abbi ? Qui est Loïc ? Responsable des expositions à L’apostrophe, il intervient en tant qu’artiste plasticien-photographe, au moins une fois par saison. Ayant appris qu’Abbi était programmé, enthousiasmé par le souvenir de l’un de ses spectacles vu quelques années auparavant, il a eu aussitôt envie de rencontrer Abbi et de proposer un projet sur le thème des portes. La rencontre a eu lieu mais, par manque de temps, les deux artistes mèneront leur projet respectif sans se consulter vraiment. L’idée de Loïc : faire le portrait d’habitants de Cergy devant la porte de leur lieu de vie et leur faire raconter une histoire liée à cette porte. Le travail de Loïc est basé sur la récolte de témoignages recueillis lors de rencontres avec des inconnus contactés par petites annonces. Avec l’aide de Tiphaine Ballanger, attachée aux relations publiques du théâtre, il entre en contact avec plusieurs personnes. La discrétion de l’appareil-photo utilisé par Loïc, la présence de Tiphaine qui prend des notes sur la conversation en cours mettent tout à fait à l’aise les participants au projet. Des premières séries de tirages apparaît une impression trop statique qui ne rend pas compte du temps qui a passé pendant la séance, des émotions qui ont traversé ces personnes... Loïc décide alors de former un puzzle à partir des photos prises pendant la séance : douze photos constituent donc chaque portrait. Et l’histoire de chacun est retranscrite, réécrite par Loïc et complète la photo. L’effet recherché est atteint : de ces portraits-puzzles, associés aux textes, surgit une vraie spontanéité, du mouvement, de la vie. Vous pouvez retrouver une des histoires de portes de l’exposition dans la rubrique Appel à histoires.

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