Abbi Patrix a proposé à un certain nombre d’artistes de le rejoindre sur la création du spectacle Les Portes. Vous découvrirez ci-dessous les portraits de ses complices, agrémentés de courts témoignages sur leur participation au projet.

Frédéric Morel est costumier-styliste. Issu de la Chambre syndicale de la Couture parisienne et de la Saint-Martin School de Londres, il affirme depuis toujours un goût prononcé pour les étoffes et le costume historique est son domaine de prédilection. Le hasard des rencontres l’a conduit de la haute-couture à la scène. Collaborant régulièrement aux créations de Francis Sourbié, à la mise en scène et aux décors des spectacles du Vingtième Théâtre, il a participé à l’actuelle revue du Paradis Latin. Son activité lui permet d’aborder des univers différents et de passer d’un monde à l’autre en harmonie avec les oeuvres et les metteurs en scène. Récemment, il a signé les costumes de la comédie musicale On m’appelle Zarzuela, de l’opéra portugais Les Guerres du romarin et de la marjolaine dans le cadre du festival de Poitiers, d’un spectacle de tango de José Luis Barreto et de La Nuit des Rois de Shakespeare, mis en scène par Nicole Gros... Frédéric avait déjà travaillé sur le costume d’Abbi Patrix pour Au bout du monde.


J’ai déjà travaillé avec Abbi sur un spectacle précédent, Au bout du monde. C’est l’administratrice de la Compagnie du Cercle qui m’avait contacté et les choses s’étaient tellement bien passées, dans une ambiance agréable, que, quand ils m’ont à nouveau contacté pour travailler sur Les Portes, je n’ai pas hésité. Le travail avec Abbi est particulièrement intéressant car, contrairement aux metteurs en scène avec lesquels j’ai l’habitude de travailler qui avancent dans un sens précis, qui ont toujours une image, même floue, de leur spectacle à venir, Abbi ne semble pas avoir d’idée préconçue sur la forme de son travail. Il fonctionne par à coups, par tâtonnements, par déductions. C’est une démarche nouvelle pour moi, c’est déstabilisant et donc intéressant. D’ailleurs, on avait fait un costume pour les premières représentations à Chevilly-Larue et, le spectacle ayant évolué, on est parti sur une autre piste pour les représentations suivantes.