Parole d’un dernier jour à Avignon

25 juillet 2007

Il y a une dimension qui n’est peut-être pas la plus visible de l’extérieur, mais qui pour le Conteur me semble essentielle dans le développement et l’approfondissement de son art, c’est le fait de pouvoir raconter tous les jours. 20 représentations, 20 rencontres publiques à chaque fois si différentes, si riches de connaissances. 20 possibilités d’être confronté à sa parole, à la résonance des mots et des images avec un public si changeant, si peu gagné d’avance.
Il y a sûrement un peu d’artificiel dans tout cela, néanmoins j’en garde ce goût d’avancer, de tenir son cap, de vérifier son désir profond de prendre la parole.
Il y a derrière cela une connaissance de la relation au public, simple, concrète, directe qui a toujours besoin d’être remise en question.
L’analogie avec la navigation me semble très appropriée à l’aventure d’Avignon. On est heureux d’arriver à bon port, vivant, avec l’équipage et le navire entiers.
On se sent différent, transformé.
Et l’on se réjouit déjà du prochain voyage.
À suivre...

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